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Samedi 23 Decembre 2017 - Par financenews

El Othmani dément avoir remis en cause l’alliance PJD/PPS

 

C’est par la voie de son compte Twitter personnel que Saad Eddine El Othmani, Chef du gouvernement et Secrétaire général du PJD, a tenu à démentir certaines allégations parues dans la presse, faisant état de critiques qu’il aurait formulées à l’encontre du PPS, et plus particulièrement à l’alliance entre le PJD et le parti de Nabil Benabdallah.

Selon ces allégations, El Othmani aurait, lors d’une réunion avec les cadres de son parti, affirmé que l’alliance conclue entre son prédécesseur à la tête du PJD Abdelilah Benkirane et Nabil Benabdallah était une erreur et qu’elle aurait davantage profité au PPS qu’au parti de la lampe.

«Je déments catégoriquement ce qui a été publié par certains organes de presse faisant état de critiques que j’aurais formulées à l’encontre du partenariat entre le PJD et le PPS lors d’une réunion partisane. Je n’ai jamais dit que c’est le PPS qui a le plus profité de cette alliance. Une telle idée est contraire à ma logique et ma manière de pensée».

 

 

Par ailleurs, un autre Tweet du chef de l’Exécutif dément catégoriquement d’autres allégations publiées dans la presse rapportant que le ministère de l’Intérieur aurait coupé les vivres de la subvention au PJD, et que cette suspension n’aurait été levée qu’après la tenue du Congrès du PJD, qui s’est soldé par la victoire de l’actuel chef de gouvernement.

«Je rejette catégoriquement ces allégations. En réalité, le parti, à l’instar de tous les autres, et conformément à la loi, a reçu sa subvention des mois avant le Congrès».

Ces propos interviennent dans un contexte politique plutôt tendu et incertain. Le PPS, allié du PJD depuis les élections de 2011, vient de perdre deux ministères (celui de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville et celui de la Santé) consécutivement au séisme royal d’octobre 2017, suite aux conclusions du rapport de la Cour des comptes sur le retard pris dans le projet Al Hoceima Manarat Al Moutawassit. Depuis, le remaniement ministériel n’a toujours pas eu lieu. Le PPS dit avoir remis une liste de 6 ministrables à l’Exécutif, mais les négociations sont toujours au point mort, et El Othmani n’a toujours pas tranché. L’idée que ce retard augure d’une éjection du PPS du gouvernement est de plus en plus évoquée par les observateurs politiques. Hier, dans les colonnes d’Akhbar Al Yaoum, le politologue Mustapha Sehimi expliquait qu’on se dirige vers une sortie du gouvernement du PPS et les postes ministériels qu’il occupait reviendraient au RNI d’Aziz Akhannouch, voire à l’USFP. Le PPS paierait ainsi son alliance, contre vents et marées, avec Benkirane.

 

 

 

 

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