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Jeudi 05 Avril 2018 - Par financenews

Inconséquence

 

Ce ne sont pas par ses discours et ses gesticulations, mais par le silence et le sérieux que le sage se distingue dans une assemblée. C’est ce que disait l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma. Le polisario devrait s’inspirer de cette assertion. Parce que gesticuler de manière inconséquente pour être sous les feux des projecteurs, c’est ce qu’il sait faire de mieux. Surtout ces derniers temps, d’autant qu’il a perdu toute crédibilité et devient de plus en plus isolé sur la scène continentale. Alors, pour sortir de l’ombre, cette organisation fantomatique provoque de manière délibérée le Maroc, en tentant de modifier la donne dans la zone tampon de Guergarate.

De tels agissements, qui violent délibérément les accords militaires et menacent la sécurité de la région, sont d’autant plus graves qu’ils ont pour vils desseins de remettre en cause un sujet sur lequel le Royaume ne saurait faire de compromis : son intégrité territoriale et la marocanité du sahara.

Essayer de «tester» le Maroc sur une question aussi sensible est une gravissime erreur de la part du polisario. Car, si jusqu’à présent le Royaume, par sagesse, fait preuve de retenue et d'un haut sens de la responsabilité, à la demande notamment du secrétaire général de l'ONU, de son envoyé personnel et de la communauté internationale, il n’en reste pas moins qu’il peut aussi utiliser d’autres moyens pour faire entendre raison.

Dans sa lettre transmise dimanche à Gustavo Meza-Cuadra, président du Conseil de sécurité, Omar Hilale, ambassadeur, représentant permanent du Royaume du Maroc aux Nations unies, l’a dit en des termes à peine voilés. «Le Maroc (…) ne saura rester les bras croisés devant la détérioration de la situation sur le terrain. Les autres parties devront, alors, assumer la pleine responsabilité des conséquences qui découleront de leurs actes», a-t-il martelé. Même son de cloche au niveau du ministère de l’Intérieur qui fait savoir que le Maroc est prêt à toutes les possibilités et qu'il n'acceptera pas la politique du fait accompli.

Par ailleurs, il faut relever que s’il y a un sujet qui peut faire taire les divergences existantes entre les partis politiques, c’est bien l’intégrité territoriale du Maroc. Réunie autour du chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, toute la classe politique s’est ainsi mobilisée pour parler d’une seule voix et défendre la cause nationale. Une cause dont le premier défenseur est le Souverain. Lequel compte, comme annoncé par El Othmani, informer tous les dirigeants de pays amis des derniers développements que connait la région. ■

 

 

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