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Jeudi 05 Juillet 2018 - Par Finances News

Edito : De l’humilité !

 

C’est un moment très particulier choisi par l’Exécutif pour dresser le bilan de son action socioéconomique. Ce timing, qui coïncide avec un contexte très tendu, marqué par un mouvement de boycott qui secoue très sérieusement la sphère économique, semble plutôt lié à la nécessité de désamorcer les tensions sociales. En effet, c’est la première lecture que l’on peut faire du discours tenu hier, mercredi, par les services du chef de gouvernement.

Certes, ils n’étaient pas dans le triomphalisme outrancier, mais le message qu’ils ont essayé de faire passer est clair : le gouvernement travaille (heureusement d’ailleurs), respecte ses engagements et a initié plusieurs actions pertinentes dans le domaine social notamment, mais également pour une meilleure compétitivité de l’économie nationale.

Un discours autre aurait étonné. Mais tout cela ressemble, à bien des égards, à un exercice d’autocongratulation.

Pourtant, avec le recul, s’il y a bien quelqu’un qu’il faut remercier et applaudir, c’est le Roi. Car c’est parce que le Souverain aura pris des décisions très fortes, à travers notamment plusieurs sanctions, que justement beaucoup de projets de développement lancés à travers le Royaume ont pu aboutir ou voir leur cadence de réalisation s’accélérer.

En tapant sur la table, le Roi a ainsi mis fin au laxisme coupable de tous ceux qui sont aux responsabilités et qui n’avaient conscience de leurs devoirs envers la collectivité. Et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, le gouvernement peut brandir ce bilan des réalisations.

Des réalisations qui ne doivent pas faire oublier que, durant cette première année de mandat, ce gouvernement aura davantage été dans la réaction que l’action. En tentant souvent, maladroitement, d’éteindre les feux allumés tantôt à Al Hoceima, tantôt à Jerada, tantôt sur les réseaux sociaux (boycott)…

Tout cela doit donc pousser à un peu plus d’humilité. Et aussi à se remettre en question afin de réconcilier le politique et le citoyen. Un politique dont la parole est devenue actuellement inaudible, pour ne pas dire décrédibilisée. ■

 

 

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