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Lundi 12 Mars 2018 - Par Finances News

Ecosystème Renault : Plus de 800 millions d’euros déjà investis

Fabrice Cambolive, directeur des opérations de la région Afrique, Moyen-Orient, Inde et Iran du groupe Renault (photo : Sohaib Zefri)


 

- La marque au losange est en avance sur les objectifs du contrat signé avec l’Etat en 2016.

- Le Groupe Renault s’approvisionne en pièces fabriquées au Maroc à hauteur d’un milliard d’euros par an.

- Les 100 Mds de DH à l’export seront atteints entre 2019 et 2020.

 

 

 

Les chiffres de 2017 concernant l’automobile pourraient donner le tournis aux porte-étendards des autres branches industrielles du pays. Premier poste des exportations depuis quelques années avec une valeur de 70 milliards de DH, le secteur qui continue d’attirer bon nombre de constructeurs et d’équipementiers, a le vent en poupe, au grand bénéfice de l’industrialisation du pays.

C’est dans ce contexte particulièrement propice que Fabrice Cambolive, directeur des opérations de la région Afrique, Moyen-Orient, Inde et Iran du groupe Renault, et Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, ont présenté récemment le bilan d’étape de l’écosystème Renault, signé en 2016, avec des objectifs ambitieux à l’horizon 2023.

Rappelons que le contrat de l’écosystème indique pour la marque au losange l’impératif de s’approvisionner localement en pièces dans la perspective de franchir le seuil des 1,5 milliards d’euros par d’ici 2023.

«Aujourd’hui, la barre du milliard d’euros est d’ores et déjà atteinte», clame non sans fierté Moulay Hafid Elalamy, qui assure dans le même temps que le taux d’intégration locale du géant français dépasse 50%, ce qui constitue une sacrée avance par rapport à l’engagement de l’échéance précitée, celui d’atteindre 65%.

Pour ce qui est du taux d’intégration du secteur, l’éclairage du ministre est d’ailleurs édifiant. «Ce paramètre est crucial pour l’économie nationale car il s’agit de la valeur ajoutée qui reste dans le pays mais notre objectif n’est pas d’atteindre un taux d’intégration supérieur à 90%, un taux qui est loin d’être optimal». En effet, selon le ministre, pour des véhicules destinés à l’export, ce taux optimal tournerait plutôt autour de 65%.

Toujours au registre des satisfécits, le groupe Renault et ses fournisseurs ont consenti un effort d’investissement de 815 millions d’euros, avec à la clef 14.000 emplois directs et indirects. Sachant que l’ambition à l’échéance précitée est d’atteindre 868 millions d’euros.

Cela dit, au regard du rythme de progression de la branche automobile, la tutelle voit grand et se montre confiante, avec la fulgurante montée en puissance des trois écosystèmes-clefs (constructeurs, sourcing, équipementiers).

«Le but d’atteindre les 100 Mds de DH à l’export sera atteint entre 2019 et 2020», annonce Elalamy.

Au-delà des chiffres, c’est la montée en gamme du label made in Morocco qui séduit le top management du groupe français.

 

Le Maroc, 1er de la classe du groupe Renault

Interpellé sur la compétitivité du pays, Fabrice Cambolive encense le Royaume, en saluant les prouesses réalisées. «Nous percevons à travers nos collaborateurs, un sentiment de fierté pour le made in Morocco», révèle-t-il et d’ajouter : «En comparaison avec d’autres pays, le Maroc fait partie des premiers de la classe pour le groupe Renault».

Notons que la marque au losange qui considère le Maroc comme une base industrielle importante, avec près de 375.000 véhicules produits en 2017, s’est arrogée la place de premier constructeur en Afrique, avec près de 17% de parts de marché. Le top management du groupe français se réjouit de la bonne visibilité des objectifs du contrat de l’écosystème conclu avec l’Etat. Ce qui légitime la revue à la hausse des ambitions, notamment le but d’atteindre, à terme, 2 milliards d’euros en approvisionnement de pièces produites localement. Rappelons que grâce au groupe Renault, les pièces d’origines marocaines sont exportées vers 74 pays.

 

Le sempiternel défi de la qualité

 

Interrogé sur l’inexistence de fabricants de pneus, ce qui constitue un handicap pour l’amélioration du taux d’intégration, Elalamy concède que plusieurs marques frappent à la porte. Toutefois, des prérequis subsistent pour leur installation (qualité, taille de marché, etc.).

Si l’un des principaux objectifs du secteur est de porter la production de  véhicules à 1 million d’unités en 2023, avec un taux d’intégration de 65%, tous les acteurs s’accordent à dire que l’urgence et le défi immuable sont celui de maintenir, si ce n’est d’améliorer, la qualité pour une industrie qui affiche des niveaux d’exigence très élevée. ■

 

 

Par M. Diao

 

 

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