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Jeudi 13 Juillet 2017 - Par financenews

Incendies de forêts : Mediouna sera reboisée

 

Le haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi, a donné un point-presse sur l’éclosion de l’incendie de Médiouna qui a ravagé 230 ha.

 

Connue pour être le poumon de Tanger, la forêt Mediouna a perdu une bonne partie de sa faune. Le 1e juillet, un feu s’est déclaré à 11h30 ravageant 230 ha sur son passage. Pour faire le point sur cette tragédie environnementale, le haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi, a tenu un point-presse au sein du Centre national de gestion des risques climatiques forestiers. Après avoir passé en revue la procédure d’intervention, les moyens humains et techniques mobilisés ainsi que les obstacles (techniques et géographiques) qui ont entravé les opérations de maîtrise du feu, Lhafi a précisé que toute la superficie incendiée sera reboisée avec des arbres forestiers.

Une précision qui vient en réponse aux voix qui se sont élevées à Tanger pour dénoncer les causes de cet incendie que l’on soupçonne d’être intentionnel, pour servir à un grand projet immobilier.

«Les incendies au Maroc sont essentiellement provoqués par l’homme (les causes naturelles ne représentent qu’entre 1 à 5% en fonction des pays).

Toutefois, toute superficie incendiée n’est pas perdue, puisque nous nous assurons de la réhabiliter comme cela fut le cas pour Amskroude et Izaren», a précisé le haut-commissaire.

Et d’ajouter que la stratégie d’intervention a pris en considération plusieurs facteurs. «Dans notre intervention, nous avons priorisé la protection des vies, des biens et des points sensibles. Nous avons tenté d’éviter la tragédie du Portugal où 65 personnes ont perdu la vie», a souligné A.Lhafi.

A noter que le Maroc a placé la lutte contre les feux de forêts en priorité nationale. En 20 ans, même si le nombre de feux a augmenté de 10% (de 415 à 455 incendies), la superficie incendiée a considérablement diminué de 23% (de 3.700 ha/an à 2.850 ha/ an), voire même de 51% durant les 4 dernières années de 2013 à 2016 (1.812 ha/an). ■

 

Par L. Boumahrou

 

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