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Jeudi 07 Decembre 2017 - Par financenews

Ce que pensent les marocains de la finance participative

KANTAR TNS, présent dans plus de 80 pays, a présenté les résultats de la première enquête sur les banques participatives au Maroc le 7 décembre à la Bourse de Casablanca (photo Boursenews). 



 Le réputé cabinet de sondage Kantar TNS a dévoilé aujourd'hui les résultats d'une étude statistique sur ce que pensent les marocains de la finance participative, en essayant de répondre à la question suivante : "Quelle place occupe la finance participative dans la tête des marocains" ? Globalement, les résultats de cette étude inédite tendent à confirmer certains préjugés. Mais pas tous.... 

 

Premier constat, 7% seulement des marocains ont déjà lu, vu ou entendu parler de la finance participative. Un chiffre faible comparé aux 21% qui connaissent le terme "finance islamique". On peut donc en déduire que les communicants de ce secteur, vieux officiellement d'un an, du moins sous la dénomination "finance participative", ont encore du pain sur la planche pour vulgariser cette activité. 

Cette étude menée sur un échantillon représentatif d'un millier de personne avec une marge d'erreur de 3,1% démontre par ailleurs que 34% des marocains "considéreraient certainement" souscrire aux produits et services de la finance participative. Le crédit immobilier reste d'ailleurs le premier produit bancaire d'intérêt pour les marocains (30%) dans la finance participative. 

En revanche, pour les attirer, il faudra présenter aux Marocains des arguments autres que ceux liés à la valeur religieuse. En effet, cette étude montre que deux tiers des marocains approchent la finance participative de manière "factuelle". Selon les équipes de Kantar TNS, loin d'attiser les passions, ce nouveau secteur est plus demandeur d'une démarche professionnelle solide de recrutement du client par la compréhension de ses besoins, et la présentation d'une offre et d'une communication qui s'y adaptent. Les marketeurs des banques participatives qui veulent recruter des clients grâce à la valeur religieuse font fausse route, selon eux. Il faudra être plus pragmatique et compétitif.  

Selon les conclusions de l'étude, les banques participatives devraient permettre d'augmenter de 10% le taux de bancarisation au Maroc durant les 3 années à venir. Notos enfin que 10% des clients conventionnels devraient migrer vers les banques participatives, selon le sondage.

 

 

 

 

 

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